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Les prêts immobiliers augmentent !

par Valérie Bitton

La nouvelle annoncée par le gouverneur de la Banque Israël, Stanley Fischer, est tombée comme un couperet : le taux des « Mashkentaot » (prêts immobiliers, en hébreu) augmente considérablement.

Avis aux futurs propriétaires : depuis le 26 octobre dernier, acquérir un bien en Israël en contractant un prêt immobilier est devenu beaucoup plus difficile. Stanley Fischer, gouverneur de Banque Israël, a en effet ordonné aux banques israéliennes de limiter le taux de financement des biens immobiliers à 60 % de la valeur du bien au lieu des 85 % qui étaient pratiqués jusqu'alors et de relever le taux d’intérêt directeur de 0,25 point pour le fixer à 2%. Signification de ces nouvelles directives : les crédits deviennent bien plus chers et surtout, les particuliers (ou les investisseurs) sont contraints de disposer d’un apport personnel de 40 % de la valeur du bien qu'ils désirent acquérir. Sont concernés les nouveaux prêts de plus de 800 000 shekels dans lequel le taux d’intérêt variable est d’au moins 2.5% (c'est-à-dire la plupart des prêts immobiliers actuellement disponibles sur le marché).

 

Le but de cette mesure est clair : il s’agit de stopper la hausse vertigineuse des prix des appartements. En effet, l’immobilier ne cesse d’augmenter en Israël, si bien que le pays occupe aujourd'hui, selon le Bureau Central des Statistiques, la troisième place mondiale pour ce qui est de l’augmentation du prix des biens immobiliers.

Cette nouvelle politique de la Banque d'Israël aura des conséquences immédiates sur le marché : la hausse des Mashkentaot va entrainer le ralentissement des demandes de prêts, ce qui signifie une baisse des demandes de nouveaux appartements. La demande devenant inférieure à l’offre, le prix des appartements devra être revu à la baisse, et il en découlera donc un ralentissement de cette hausse vertigineuse des prix. Ceci peut sembler être une bonne nouvelle, mais ce n’est pas de l’avis de tous. Certes, les prix de l’immobilier seront plus abordables, mais les familles n’ayant pas l’apport personnel ou les revenus suffisants ne pourront bénéficier d’un prêt. Idem pour les agents immobiliers qui auront plus de difficultés à réaliser des ventes.

Le 10 octobre dernier, monsieur Stanley Fischer a été nommé par le célèbre magazine financier Euromoney « gouverneur de Banque centrale de l'année ». Souhaitons donc que l’économie de l’Etat hébreu soit entre de bonnes mains.

 

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